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| Cette revue de presse est réalisée grâce au soutien institutionnel de CLUB DERMAWEB, sous la direction scientifique du Professeur Philippe Saïag par les Docteurs François Blanc et Jean-Noël Dauendorffer, sous la seule responsabilité de DDL médias. | |||||
This review of the press was prepared thanks to the institutional support of CLUB DERMAWEB, under the scientific direction of Professor Philippe Saïag, Doctors François Blanc and Jean-Noël Dauendorffer, under the sole responsibility of DDL médias. |
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Comment traiter le pemphigus chez une femme enceinte quand la corticothérapie seule est insuffisante ? Le méthotrexate, le cyclophosphamide et le mycophénolate mofétil sont fortement déconseillés. La cyclosporine est l’immunosuppresseur le plus sûr en cas de grossesse mais serait moins efficace que l’azathioprine dans le pemphigus. Or les pemphigus mal contrôlés ont une influence péjorative sur la grossesse. Pour une patiente désirant être enceinte alors que son pemphigus était traité par méthotrexate et dapsone, les auteurs ont choisi l’azathioprine (AZA) 75 mg/j associé à la prednisone. Le pemphigus a été bien contrôlé, sans conséquences apparentes sur la grossesse et la santé du bébé. On ne compte dans la littérature que 40 cas de pemphigus chez des femmes enceintes. Une seule grossesse a été commencée sous AZA : une dose très faible (15 mg/j) avait été prescrite et la grossesse s’est bien passée. Dans 4 autres cas l’AZA a été introduit en cours de grossesse. Les complications maternelles et fœtales ont été nombreuses (2 PV néonataux, 2 mort-nés) mais paraissaient essentiellement liées à la sévérité du pemphigus, sans qu’on puisse incriminer formellement l’immunosuppresseur. L’AZA est expérimentalement tératogène chez l’animal mais il a été largement employé chez des femmes enceintes dans la prévention du rejet de greffes ou le traitement de maladies auto-immunes non dermatologiques, et aucun cas de malformation n’a été signalé.
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| Rédacteur / Editor : François Blanc | ||
| > Julia S. Lehman, MD; Kurt K. Mueller, MD; Daniel F. Schraith, MD Do Safe and Effective Treatment Options Exist for Patients With Active Pemphigus Vulgaris Who Plan Conception and Pregnancy? Arch Dermatol. 2008;144(6):783-785. |
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La chéilite actinique, qui touche principalement le vermillon de la lèvre inférieure, peut se compliquer d’un carcinome épidermoïde dont le risque métastatique est quatre fois plus élevé que celui d’un carcinome épidermoïde cutané. Les traitements habituellement proposés sont la cryothérapie, l’excision chirurgicale, le laser CO2, le 5-fluoro-uracile topique, les rétinoïdes et l’imiquimod. La photothérapie dynamique, déjà indiquée dans le traitement des kératoses actiniques, des carcinomes basocellulaires superficiels et de la maladie de Bowen, a été évaluée chez 10 patients présentant une chéilite actinique. Le protocole a consisté en l’application d’acide aminolévulinique 20% comme photosensibilisant et une irradiation à 570-670 nm avec une dose de 40 J/cm² (2 séances à une semaine d’intervalle). L’évaluation à 3 mois a montré une rémission complète clinique chez 90% des sujets et histologique dans 80% des cas. Le résultat cosmétique a été jugé excellent respectivement chez 60% et 80% des patients, selon que ce résultat a été jugé par l’investigateur ou par le patient lui-même. Ces résultats intéressants doivent être relativisés par l’absence de suivi à long terme qui ne permet pas de préciser le taux de récidive.
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| Rédacteur / Editor : Jean-Noël Dauendorffer | ||
| > E. Sotiriou, Z. Apalla, T. Koussidou-Erremonti, D. Ioannides. Actinic cheilitis treated with one cycle of 5-aminolaevulinic acid-based photodynamic therapy : report of 10 cases. Br J Dermatol 2008;159:261-2. |
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L’eczéma craquelé, localisé ou généralisé, semble lié à des facteurs extrinsèques comme le froid, le vent, l’utilisation de savons et les bains prolongés en eau chaude. Ce dernier facteur étant suspecté sans être scientifiquement démontré, les habitudes hygiéniques de 40 patients présentant un eczéma craquelé généralisé ont été étudiées, en comparaison à des patients présentant une dermatite atopique ou un eczéma généralisé non craquelé d’une part et à des volontaires sains d’autre part. Aucune différence n’a pu être mise en évidence entre ces différents groupes, quelque soit la variable analysée : fréquence des bains, durée, type (bain ou douche), température de l’eau, utilisation de savons ou d’émollients. Ces résultats infirment donc la responsabilité des soins d’hygiène dans l’eczéma craquelé, suggérant le rôle de facteurs extrinsèques environnementaux (température, humidité) ou intrinsèques.
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| Rédacteur / Editor : Jean-Noël Dauendorffer | ||
| > Li LF, Lan YZ. Bathing and generalized asteatotic eczema : a case-control study. Br J Dermatol 2008;159:243-5. |
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Sur 575 patients adressés en allergologie pour eczéma de la marge anale, 347 n’avaient pas d’autres localisations de l’eczéma. Les allergènes pour lesquels la positivité était anormalement fréquente chez ces patients étaient l’aldéhyde cinnamique, la dibucaïne et la benzocaïne, le butyrate d’hydrocortisone et le budésonide. Dans 73 cas, l’eczéma de contact n’était associé à aucune dermatose sous-jacente, ne concernait que la région anogénitale et pouvait s’expliquer de façon satisfaisante par au moins un test positif pertinent, les allergènes les plus représentés étant les parfums et conservateurs des cosmétiques et les topiques médicamenteux tels qu’antibiotiques, anesthésiques et corticoïdes.
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| Rédacteur / Editor : François Blanc | ||
| > Erin M. Warshaw, MD, MS; Laura M. Furda, BA; Howard I. Maibach, MD; Robert L. Rietschel, MD; Joseph F. Fowler Jr, MD; Donald V. Belsito, MD; Kathryn A. Zug, MD; Vincent A. DeLeo, MD; James G. Marks Jr, MD; C. G. Toby Mathias, MD; Melanie D. Pratt, MD; Denis Sasseville, MD; Frances J. Storrs, MD; James S. Taylor, MD Anogenital dermatitis in patients referred for patch testing: retrospective analysis of cross-sectional data from the North American Contact Dermatitis Group, 1994-2004. Arch Dermatol. 2008;144(6):749-755 |
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